HISTOIRE

Un peu d'histoire...

L’histoire du Gabon avant le XVe siècle est peu connue. Cependant les vestiges préhistoriques datant du Paléolithique et du Néolithique trouvés le long de la vallée de l’Ogooué notamment à la Lopé attestent d’une occupation très ancienne (+ de 400 000 ans).

Vers le XIIIème siècle : Les peuples de l’ouest (Myéné, Mpongwé, Orungou et Galoa), sont établis dans le pays. Ceux du sud-ouest, dont les Pounou, viennent du Congo, ceux du sud-est (Nzébi, Téké) sont liés aux Batéké de Brazzaville. L’installation des Fangs, dans le nord, est plus récente. Les Pygmées sont les premiers habitants connus de la forêt gabonaise.

Ce sont les portugais en 1472 qui découvrent le pays et pénétrèrent dans la région de l’Estuaire. Ils baptisèrent le pays «Gabao» puis devient «Gabon». Dans la mission de répression de la traite des esclaves, la marine française obtint un premier traité qui fut signé en 1839 par le Roi Denis RAPONTCHOMBO qui régnait sur la rive gauche de l’Estuaire du Gabon et obtint le droit d’installer une base sur la rive gauche de l’Estuaire et plus tard sur la rive droite.

1844 : Les Français créent un poste militaire dans l’estuaire du Gabon. Dès lors, les missions catholiques françaises se multiplient dans le pays.

1849 : Libreville est fondée par des esclaves que des officiers français ont tirés des cales d’un navire négrier.

Seconde moitié du XIXème siècle : Les Français étendent leur influence jusqu’à l’intérieur du pays, signant des accords avec les peuples du sud-est.

Entre 1875 et 1885 : Pierre Savorgnan de Brazza explore l’Ogooué et atteint le fleuve Congo.

1886 : Après que la frontière entre le Cameroun allemand et le Gabon français ait été fixée au congrès de Berlin, le Gabon devient un territoire de l’Empire colonial français. Les sociétés commerciales de la métropole reçoivent de vastes concessions et s’engagent dans l’exploitation de l’okoumé. La mise en valeur du territoire demeure toujours très limitée.

A partir de 1899 : Le Gabon est rattaché au Congo français, Libreville demeurant la capitale du territoire ainsi étendu.

1904 : Libreville perd cependant ce statut au profit de Brazzaville.

1910 : Le Gabon devient une colonie de l’Afrique-Équatoriale Française (A.E.F.).

L’entre-deux-guerres est marqué par l’extension du travail forcé, auquel les autorités coloniales recourent pour la construction du chemin de fer Congo-Océan. Les conditions de vie et de travail sont telles sur le chantier, où 20 000 à 30 000hommes trouvent la mort, qu’elles suscitent les premières révoltes massives contre l’administration française.

L’une des voix qui s’élèvent pour dénoncer les abus est celle de Léon M’Ba, nommé chef du canton fang en 1922.

1933 : Léon M’ba est exilé en Oubangui-Chari (actuelle République centrafricaine).

Après 1941 : Le Gabon est acquis à la France libre à l’issue d’affrontements meurtriers entre colons vichystes et gaullistes.

1946 : Le Gabon devient territoire français d’outre-mer, et récupère la région du Haut-Ogooué. Cette région, où se situent les plus riches gisements miniers du Gabon, a été transférée au Congo en 1925.

1958 : Le Gabon vote pour son intégration au sein de la Communauté française. Léon M’Ba devient le Premier ministre de la République autonome du Gabon. Il est confronté aux critiques de la plupart des partis d’opposition, qui lui reprochent d’avoir ainsi renoncé à l’indépendance.

17 août 1960 : Proclamation de l’indépendance.

1967 : Réélection de M’Ba qui meurt la même année. Son vice-président, Albert Bernard Bongo, lui succède.

1968 : Bongo institue un régime de parti unique, fondé sur le Parti démocratique gabonais (PDG).

1990 : Mise en place du multipartisme.